Cette maison médicale se trouvait à l’angle de l’avenue du Président Coty et de l‘avenue Joseph Dubar. Quatre jeunes médecins se sont associés pour proposer un service
médical permanent à la population importante du quartier des Hauts Champs. Cette opération exemplaire a duré près de quinze ans et nous allons reconstituer son histoire. A vos
souvenirs !
par atelier mémoire HCNV
publié dans :
Le chantier des Hauts Champs
1
recommander
Le 24 décembre 1961, c’était l’ouverture d’un super marché dans le quartier des Hauts Champs et du Nouveau Roubaix, qui allait être à l’origine de bien des
changements dans la vie commerciale et dans les habitudes des habitants du quartier, puis de la ville. A la date de son ouverture, il s’appelle juste Super - Marché et son adresse est avenue
Motte à Roubaix.
par atelier mémoire HCNV
publié dans :
Commerce et Industrie
3
recommander
Cette photo extraite du Nord Eclair du 30 mai 1958 présente l’énorme chantier des Hauts Champs (on prévoyait 1200 logements !) De quel bâtiment
s’agissait-il ? Quand fut-il inauguré et habité ? A vos souvenirs…
par atelier mémoire HCNV
publié dans :
Le chantier des Hauts Champs
4
recommander
En 1910, les roubaisiens souhaitent un boulevard industriel comme à Douai ou à Lille, avec une voie ferrée.
Ils veulent relier la Gare de Roubaix Wattrelos (dite du Pile) qui est au Carihem et une gare de débord qui se trouverait près du Contour des Petites Haies, en bas du boulevard Clémenceau qui
vient d’Hem. Le train viendra alimenter les usines en charbon et en matières premières, et transportera leur fabrication. Quelles sont les usines concernées ? Il y a principalement l’usine
Motte Bossut construite en 1903 (aujourd’hui plus connue sous le nom de l’Usine, importante surface de vente de textiles), mais d’autres industriels vont venir s’installer, comme Auguste
Cavrois qui fera construire la Filature de Maufait, en 1928 et Léon Frasez un tissage juste en face de Motte Bossut en 1925.
La Villede Roubaix commence la réalisation du boulevard
industriel (avenue Salengro et avenue Motte). Elle fait construire le terre-plein pour le train et les deux voies de chaque côté pour les voitures. La Compagnie des Chemins de fer du Nord donne
son accord en 1911 et un projet de gare de débord est élaboré le 26 mai de la même année, elle doit se trouver en face du boulevard de Fourmies. Mais deux évènements importants vont retarder le
projet. En 1912, l’industriel Eugène Motte est battu aux élections municipales et remplacé par le socialiste Jean Lebas. La vente des terrains n’avance pas et les décrets d’expropriation sont
longs à obtenir. L’opération va pouvoir démarrer en 1914 quand éclate la première guerre mondiale. Il faudra attendre 1920 pour reprendre les travaux. On doit changer d’entrepreneur, le dernier
étant mort pour la France. A l’emplacement de la future gare de débord, il y a des baraquements montés par la Préfecture avant l’invasion allemande, qui sont dans un état d’insalubrité. Des
mesures sont prises, les rails sont posés, mais le train ne circulera qu’à partir des années trente. Les personnes interviewées disent qu’il n’y a pas eu de gare de débord, et qu’il n’y avait
qu’une seule voie…
Par contre le train circule. Une fois par jour, toujours à la même heure, un peu avant midi, il remonte le
boulevard industriel et traverse les importantes rues Pierre de Roubaix, de Lannoy et Lecomte Baillon. Ces endroits sont dangereux, car il y a des passages à niveau sans
barrières.
Ce train était-il rentable ? Servait-il vraiment à quelque chose ? Le développement de l’automobile
et du transport routier l’a sûrement concurrencé, comme il le fait aujourd’hui. La seconde guerre mondiale va l’achever. Une personne nous a dit que les allemands ont démonté les rails pour les
emmener en Russie. Après la libération, des arbres ont été plantés sur le terre-plein et cet endroit est devenu un grand boulevard.
par atelier mémoire HCNV
0
recommander
Dimanche 11 novembre 2007
La première pierre de l’église Sainte Bernadette est posée en juillet 1935 par le cardinal Liénart, alors que le quartier des Hauts Champs et du Nouveau
Roubaix est encore campagnard, avec des fermes, des jardins ouvriers, des briqueteries. L’église Sainte Bernadette remplace une humble chapelle de bois construite quelques années plus tôt. René
et Maurice Dupire en furent les architectes. A vos souvenirs !
par atelier mémoire HCNV
0
recommander
Dimanche 11 novembre 2007
Avant les
constructions il y avait des marais, des terrains d'argile, ce qui favorisait l’implantation de briqueteries. Elles fabriquaient des briques traditionnelles qui ont servi à construire beaucoup de
maisons et d’immeubles du quartier. La briqueterie de Leers est l’une des dernières encore en activité. Elle se trouve à l’autre bout de l’avenue Roger Salengro, qui fait suite à l’avenue
Motte.
Jusqu’en 1920, il n’y a pas réellement de politique de logement à Roubaix. On connaissait les carrières de petites maisons construites à
la hâte près des grandes fermes par les agriculteurs pour loger les ouvriers journaliers et saisonniers. Puis ce fut le temps des grands forts bâtis par les industriels au début du, dix neuvième
siècle (Fort Bayart, Fort Mulliez, Fort Frasez). Enfin il y avait les courées, bâties par les propriétaires terriens (agriculteurs, artisans, cabaretiers, commerçants) pour valoriser des
parcelles de terre trop petites pour être cultivées, et louées aux ouvriers des usines textiles. Quelques tentatives de lotissements privés commencent à apparaître à la fin du dix neuvième
siècle.
La loi Cornudet du 14 Mai 1919 introduit, pour la première fois, l’obligation pour toutes les communes de plus de 10.000 habitants de
se doter « d’un plan d’aménagement, d’extension et d’embellissement », et ce dans un délai de trois ans à compter du vote de la loi. C’est Jean Lebas, Maire de Roubaix, futur
ministre, qui va s’occuper du dossier. Les immeubles construits s’inspirent des modèles anglo-saxons et hollandais de l’époque (notamment Amsterdam en 1914). A la différence des courées qui
étaient moins confortables et insalubres, les HBM (habitations à bon marché) sont le résultat d’une politique de modernisation pour le logement qui était inconnue jusqu'alors.
On construit des îlots en U, plus confortables, plus décents pour la classe ouvrière. Jusque là bâti sur le principe de la pièce unique,
le logement est conçu dans l’opération HBM avec des pièces séparées pour plus d'intimité, entre parents et enfants, ou entre garçons et filles. Les toilettes sont situées sur le palier, et il
faudra attendre l’après seconde guerre mondiale pour mettre en application un brevet anglais qui permet d’installer les WC et l’évacuation des eaux usées à l’intérieur des
appartements.
D’après une interview de Philippe Louguet architecte
par atelier mémoire HCNV
publié dans :
Le temps des HBM
0
recommander
Derniers Commentaires